La lutte contre le coronavirus relève d’une préoccupation à l’échelle mondiale. Chaque pays puise dans ses ressources pour ralentir la propagation du virus et pour mieux protéger la population de ses ravages. Pour la majorité des pays, le confinement est l’une des approches phares pour contenir l’épidémie de COVID 19. Seulement, le confinement signifie aussi arrêt de l’économie. A quel point la lutte contre l’infection à coronavirus peut impacter sur l’économie mondiale ?

Les secteurs d’activité fortement touchés par la crise sanitaire

Parmi les secteurs les plus touchés nous retrouvons le tourisme, les activités sportives, l’art et la musique et la restauration. Cela due principalement à la fermeture des frontières et à l’interdiction de se rassembler.

Dès que l’infection par le coronavirus survient dans un pays et que le gouvernement commence à appliquer des mesures pour l’endiguer, notamment par la déclaration de l’urgence sanitaire et le confinement, la population est indéniablement gênée dans ses activités quotidiennes.

Pour la plupart des pays luttant contre l’infection à COVID 19, le confinement va au-delà de 1 mois avant qu’il y ait un quelconque projet de définition de plan de déconfinement. Beaucoup de secteurs, longtemps considérés porteurs, en pâtissent.

L’urgence sanitaire commence par la fermeture des frontières et par voie de conséquence l’arrêt obligatoire des vols internationaux pour les compagnies aériennes. Cette mesure permet notamment de limiter, voire annihiler, les « cas importés » de coronavirus. A force de durer plusieurs semaines, ces mesures ont un impact négatif sur le business des compagnies aériennes mais également des avionneurs.

Le mercredi 22 avril 2020, le constructeur aéronautique européen Airbus précise avoir essuyé une perte de 481 millions d’euros au premier trimestre. Le constructeur compte alors ralentir sa production et ensuite l’adapter progressivement à l’ampleur de la demande.

La compagnie aérienne Lufthansa affirme perdre jusqu’à 1 million d’euro par heure à cause de la fermeture des frontières et des restrictions de vols. La compagnie devra choisir entre accepter l’aide de l’Etat en faire un actionnaire majoritaire, ou tout simplement déclarer faillite. Affaire à suivre pour cet opérateur aérien…

Parmi les autres secteurs qui subissent de plein fouet les conséquences des mesures pour lutter contre le COVID-19, il y a le tourisme. Puisque les frontières sont fermées, les touristes ne viennent tout simplement pas. Les grands hôtels, les maisons d’hôtes, les grands restaurants et les organisateurs de voyage ne peuvent rien faire tant qu’il n’y a pas de touristes et visiteurs. Les pertes de chiffres d’affaires sont incommensurables et si le confinement dure encore, la faillite peut se révéler incontournable.

Les secteurs propulsés par la lutte contre le COVID-19

Les secteurs d’activités impactés négativement par le tourisme sont nombreux. Malgré tout, il y a des domaines qui, par un concours de circonstances, profitent pleinement des mesures prises par le gouvernement de leur pays en termes de chiffres d’affaires et de développement économique.

Les entreprises qui produisent des masques médicaux voient une hausse considérable de leurs chiffres d’affaires. Il en est de même des producteurs de masques grand public ou masques en tissus. Le groupe américain 3 M, réalisant un bénéfice trimestriel de +45% pour la production de masques N95, en est une preuve indéniable de cette croissance économique phénoménale engendrée par les mesures prises dans la lutte contre l’infection à coronavirus.

Comme pour les entreprises qui conçoivent des masques, celles qui produisent des gels hydroalcooliques ont un très bon rendement.

Les plus importants pour ces entreprises, c’est notamment de veiller à la qualité des produits qu’ils mettent sur le marché ou qu’ils livrent à l’Etat et les vendre à prix raisonnable. Leur business marche tant que le combat contre le coronavirus est d’actualité et même après cette pandémie, puisque les gens retiennent désormais l’importance de l’hygiène et de la propreté dans l’entretien de leur bien-être et santé au quotidien.

A quoi faut-il s’attendre pour les mois à venir ?

Que le COVID-19 soit endigué, voilà le souhait de tout le monde. Cela est possible dans 2 cas de figure :

  • que le virus disparaisse de lui-même et en même temps la maladie qu’il engendre,
  • que l’on découvre un vaccin efficace contre cette maladie.

Les scientifiques s’accordent à dire qu’un vaccin contre le COVID 19 est tout à fait possible. Néanmoins, il faudra attendre 12 mois à 18 mois pour trouver un vaccin contre le coronavirus.

A moins que la première probabilité ne se réalise, les gens doivent apprendre à vivre avec ce virus. Cela, puisqu’un confinement prolongé engendre inévitablement une chute de la croissance, une forte baisse du PIB et une asphyxie de l’économie à l’échelle mondiale.

La lutte contre le Coronavirus est ainsi un véritable casse-tête pour les gouvernants de tous les pays. Ils doivent définir un programme de déconfinement rigoureux pour relancer l’économie de leur pays tout en évitant une propagation exponentielle du virus.

Les scientifiques ont déjà eu quelques mois pour étudier le virus et la maladie qu’il engendre. Grâce à leurs conseils et assistance, l’Etat peut insister sur les mesures barrière à adopter strictement afin d’éviter que les gens se contaminent entre eux.

Entretemps, les tests sont toujours à faire, et même à multiplier, afin de pouvoir isoler et traiter rapidement les infections par le COVID-19.

Le déconfinement est synonyme de reprise progressive et raisonnée des activités quotidiennes, et donc de l’économie. Bien évidemment, certains secteurs peuvent ne pas pouvoir être relancés aux risques d’engendrer une infection incontrôlable ou une deuxième vague de contamination, entre autres les vols internationaux.

Si le remède miracle contre le coronavirus peine à apparaître malgré l’effort soutenu des scientifiques, le vaccin reste une lueur d’espoir pour les gens du monde entier. Seulement, il faudra tenir la distance, vivre, travailler et respecter les mesures barrière au quotidien pour éviter toute contamination jusqu’à ce que le vaccin salvateur pointe le bout de son nez.